Période Romantique

 

L'expression Musique romantique désigne un type de musique qui domine en Europe tout au long du XIXe jusqu'au début du XXe. Ce courant musical aux formes variées qui met au premier plan l'expression de l'émotion s'inscrit dans le mouvement esthétique européen du romantisme qui touche les arts et la littérature.

De nombreux compositeurs célèbres s'illustreront dans cette longue période aussi bien dans la musique instrumentale et orchestrale que dans l'art lyrique et vocal.

Le piano-forte, en remplaçant le clavecin, permet désormais d'exploiter de puissants contrastes de dynamique. De la même façon, l'orchestration devient de plus en plus audacieuse et élaborée, d'autant plus que certains instruments, comme le cor, sont modifiés par les facteurs d'instruments de manière à devenir plus maniables.

Les sonorités inventées par les romantiques sont particulièrement colorées et évocatrices

 

 

 

 

 

Gioachino Rossini

 

                                                                     

 

Compositeur italien ( -

 

Très jeune, Gioachino s'initia à la musique, particulièrement au chant. À quatorze ans, en 1806, il s'inscrit au Liceo musicale de Bologne, étudiant intensément et avec passion les œuvres de Franz Joseph Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart (c'est à cette époque qu'il sera appelé tedeschino, « le petit allemand ») et écrit son premier opéra

À vingt ans à peine, trois de ses opéras ont déjà été représentés et, un an plus tard, ce nombre s'élèvera à dix.

Comptant parmi les plus grands compositeurs du XIXe siècle, tant par l'importance et l'étendue de son répertoire que par sa qualité, son nom se rattache surtout à l'opéra

Bon vivant et gastronome à la table réputée, il compose des pages culinaires auxquelles il donne le nom de ses opéras (Les bouchées de la Pie voleuse, Tarte Guillaume Tell)

Le « tournedos Rossini » est une célèbre création culinaire nommée en son honneur. Certains auteurs lui en attribuent également la paternité.

 

Stabat Mater

Bien que cette pièce se distingue des œuvres profanes de Rossini, les critiques germaniques, reprochèrent à la pièce d'être "trop séculière, trop sensuelle, trop divertissante pour un sujet religieux.

 

Petite messe solennelle

C'est à la demande d'un comte  pour son épouse que Gioachino Rossini compose en 1863 dans sa maison de campagne de Passy, la Petite messe solennelle. Rossini a alors 71 ans et a officiellement pris sa retraite depuis 34 ans. Il adresse au « Créateur » une dédicace en forme de boutade :

"Bon Dieu. La voilà terminée cette pauvre petite messe. Est-ce bien de la musique sacrée que je viens de faire ou de la sacrée musique ? J'étais né pour l'opera buffa, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là. Sois donc béni et accorde moi le Paradis."

 

La réception de l’œuvre est partagée entre louange et désapprobation. Un critique musical ne tarit pas d'éloge : "Cette fois, Rossini s'est surpassé lui-même, car personne ne saurait dire ce qui l'emporte, de la science et de l'inspiration. La fugue est digne de Bach pour l'érudition"

En revanche, Giuseppe Verdi est beaucoup moins enthousiaste, comme il l'écrit à un ami comte : "Rossini ces derniers temps, a fait des progrès et a étudié ! Étudié quoi ? Pour ma part, je lui conseillerais de désapprendre la musique et d'écrire un autre Barbier"

Après sa création privée, la partition est rangée dans un placard d'où elle ne ressortira pas du vivant de son compositeur.

 

 

 

 

Franz Schubert

 

               

 

Compositeur autrichien (1797 - 1828)

 

Son père, instituteur, lui donne ses premières leçons de violon, tandis que son frère Ignaz lui apprend le piano. Il apprend aussi l'orgue, le chant et la basse chiffrée ou basse continue. Dans le quatuor à cordes familial, où son père joue du violoncelle et ses 2 frères  du violon, il tiendra la partie d'alto.

A 13 ans, ses premières compositions sont des fantaisies et des danses pour piano, des lieder

(Un lied - pluriel : lieder - est un poème germanique chanté par une voix, accompagné par un piano ou un ensemble instrumental).

A 16 ans, il compose sa première symphonie et son premier opéra. En 1814, à seulement 17 ans, il compose sa première Messe. Les deux années suivantes seront ses plus productives, avec des œuvres en tout genre. Durant cette période voient le jour plus de 200 lieder.

En 1828, bien qu'atteint de syphilis, après deux semaines de maladie, il meurt de la fièvre typhoïde, à 31 ans.

Schubert est considéré comme l'un des grands compositeurs du XIXe siècle et le maître incontesté du lied.

 

Stabat Mater

Schubert, jeune compositeur de dix-neuf ans, choisit de s'inspirer d'un texte en allemand du poète et précepteur Friedrich Klopstock, plutôt que du texte traditionnel en latin. Klopstock (1724-1803), malgré sa formation théologique, était réputé pour ses idées progressistes : défenseur de la Révolution française, précurseur du romantisme, et créateur de la poésie du vécu et de l'expérience. Schubert, qui admirait le poète, utilisa plusieurs de ses textes pour composer des Lieder, ainsi que l'Alleluia contemporain du Stabat Mater.

 

Messe n°2 en Sol Majeur

Nouveauté de la Messe en sol réside dans la fraîcheur des idées dont elle nourrit la forme ancienne. Sans affecter pour le moins le cadre traditionnel de la messe, le langage de Schubert est d’une douceur et d’une chaleur d’expression qui reflète bien les nouvelles conceptions de l’époque.

Alors qu’il est en plein travail sur le dernier mouvement de sa deuxième symphonie, Schubert écrit très rapidement, du 2 au 7 mars 1815, une nouvelle messe, sa deuxième, il a 18 ans.

La conception de la messe est en conséquence très différente.

L’architecture entière de l’œuvre est volontairement moins grandiose que la première, ses dimensions beaucoup plus réduites.

 

Schubert, Messe en sol, Kyrie

La Cantarela, Cathédrale Saint Nazaire, Béziers 2004

 

 

 

 

 

Felix Mendelssohn

 

                               

 

Compositeur, pianiste et chef d'orchestre allemand (1809 -1847)

 

Il est le petit-fils du philosophe et rabbin Moses Mendelssohn et le frère de Fanny Mendelssohn, compositrice.

Abraham, le père de Felix, est un banquier berlinois prospère, qui finit par convertir sa famille au protestantisme. La maison des Mendelssohn à Berlin est un lieu de rencontre pour l'élite intellectuelle.

Felix et sa sœur Fanny se révèlent des enfants prodiges en musique. A douze ans, en 1821, pour l'anniversaire de son père, il compose son premier opéra, les Deux Précepteurs, pièce qui ironise sur l'éducation rigoureuse qu'il reçoit. Pour autant, Mendelssohn ne se distingua pas par ses opéras, mais plutôt par sa musique symphonique, son œuvre pour piano, ses pièces religieuses et sa musique de chambre.

La mort de Fanny 1847, lui cause un profond chagrin et lui inspire son dernier quatuor. Cinq mois plus tard, en , il est pris de maux de tête très violents. Quelques jours plus tard, il est victime d’une nouvelle attaque et meurt en , âgé seulement de 38 ans.

 

Il a participé à la redécouverte de la musique baroque et surtout de Bach et Haendel, quasiment oubliés depuis leur mort. Il est notamment l'un des premiers compositeurs de son temps à renouveler l'art du contrepoint, ce qui lui vaudra parfois d'être considéré comme «le classique des romantiques». Après une longue période de dénigrement relatif due à l'évolution des goûts musicaux, l'antisémitisme du XIXe siècle et du XXe siècle et l'interdiction par les nazis de jouer sa musique, il est redécouvert de nos jours et considéré comme un compositeur majeur de l'ère romantique

Contemporain de Liszt, Wagner et Berlioz, il laisse une œuvre très féconde pour sa courte vie. Sa notoriété actuelle ne repose néanmoins que sur quelques-uns de ses plus grands chefs-d'œuvre.

 

Psaume 55 "Hor Mein Bitten"

Destiné à l’Angleterre, cette oeuvre fut composée en 1844 en l’honneur du compositeur Taubert, ami intime de Mendelssohn. Le texte est une adaptation du Psaume 55 dans sa version originale pour orgue.

 

 

 

 

 

Giuseppe Verdi

 

                                                                          

 

Compositeur italien (1813 - 1901)

 

Le petit Giuseppe est dès sa prime enfance au contact des musiciens ambulants qui font halte à l’auberge des Roncole tenue par ses parents. L’enfant essaie les instruments, chante avec les chœurs, engrange les souvenirs qui nourriront plus tard l’inspiration populaire de ses opéras.

le maître d’école, organiste de l’église des Roncole et ami de la famille, prit conscience du caractère exceptionnel de cet attrait de l’enfant pour la musique. Attrait qu’il avait pu remarquer lorsque Peppino restait des heures à l’écouter jouer le répertoire tant sacré que profane.

A 8 ans, le jeune garçon complète sa formation musicale par la pratique en assurant le remplacement de l'organiste à l’orgue de l’église de la ville. À dix ans, Peppino a déjà acquis tout ce que l’organiste et le curé pouvaient lui apporter.

Il rentre au lycée puis à l'école de musique de la ville en 1825. Le jeune Verdi mène alors de front ses études classiques et musicales, et ses fonctions d’organiste où il finit par remplacer son vieux maître à l’âge de douze ans. Il a tout juste quinze ans lorsqu’il compose une symphonie.

 

Son œuvre, composée essentiellement d’opéras, unissant le pouvoir mélodique à la profondeur psychologique et légendaire, est l'une des plus importantes de toute l'histoire du théâtre musical. Verdi est l’un des compositeurs d’opéra italien les plus influents du XIXe siècle

 

Stabat Mater

Au crépuscule de sa vie, Giuseppe Verdi a publié une collection hétérogène de quatre pièces intitulé les Quattro pezzi sacri, dont le Stabat Mater fait partie. Elles révèlent au monde le regard du plus célèbre compositeur d’opéra italien regardant vers la vie éternelle à travers les textes sacrés de l’église catholique.

Verdi lui-même ne se croyait pas du tout doué pour la musique religieuse. Sans doute ce patriote libéral était-il d’ailleurs, sur le plan religieux, plutôt déiste que profondément chrétien. Il n’en éprouva pas moins le besoin de s’appuyer sur des textes sacrés pour exprimer sa dernière grande douleur d’homme.

 

Crédo

 

 

 

 

Johannes Brahms

 

                                              

 

Compositeur, pianiste et chef d'orchestre allemand (1833 - 1897)

 

Son père est artisan de profession et utilise la musique comme gagne-pain. Il joue du cor d'harmonie et plus tard, de la contrebasse. Il se produit dans des petits ensembles à Hambourg. Il donne ses premières leçons de musique à Johannes, qui déjà tout jeune, est attiré par tous les instruments de musique.

Il suit ses premiers cours de piano dès l’âge de sept ans, on lui enseigne aussi l’harmonie et la composition. Il sera marqué à jamais par l’art de Bach, Mozart et Beethoven. Ses talents de pianiste lui permettent d’honorer, dès l’âge de treize ans, des engagements dans les tavernes de Hambourg. Ses dons pour la composition sont visibles dès ses jeunes années : ses pièces pour piano Fantaisie sur une valse populaire qu’il a composées à 16 ans illustrent cette virtuosité.

 

Johannes Brahms est l'un des plus importants musiciens de la période romantique et est considéré par beaucoup comme le « successeur » de Beethoven. Sa première symphonie a été décrite comme étant « la dixième symphonie de Beethoven ».

 

Un Requiem Allemand

C'est une œuvre sacrée (mais pas liturgique) en sept parties (ou mouvements) composée et achevée en 1868. Elle dure de 70 à 80 minutes, ce qui en fait la plus longue composition de Brahms

 

J. Brahms, Requiem allemand

La Cantarela Eglise Saint Jacques, Béziers 2009

Marylise Sanchez - soliste soprano

 

 

 

 

 

Camille Saint-Saëns


                                           

 

Compositeur, pianiste et organiste français (1835 - 1921)

 

Dès l'âge de 2 ans, le jeune Camille fait déjà preuve de dons musicaux multiples et il commencera le piano avec sa grand-tante, relayée par des professeurs compositeurs et pédagogues de renom. Il se révèle être un enfant prodige : à 5 ans, il maitrise déjà parfaitement la technique du piano, jouant des sonates tout en composant sa première pièce.

il donne son premier concert à 11 ans et fait sensation. Il entre au Conservatoire à 13 ans, où il étudie l’orgue et la composition et à 18 ans, il crée sa Première Symphonie.

A 22 ans,  il est organiste aux grandes orgues de l'église de la Madeleine à Paris.

L’activité du compositeur est intense : il contribue aux nouvelles éditions d’œuvres de Gluck, Mozart, Beethoven, mais aussi Liszt. Il défend les œuvres de Schumann, et de Wagner, qui n’est pourtant pas très apprécié au Conservatoire de Paris.

L’année de sa mort, en 1921  (il a 86 ans), il donne un concert au casino de Dieppe pour les 75 ans de ses débuts de pianiste.

 

Messe solennelle

Cette oeuvre fut composée au cours de l’année 1856, Saint Saëns n'avait que 21 ans. 

Importante, cette messe l’est au moins pour trois raisons. D’abord parce qu’elle est considérée comme la première oeuvre d’envergure du musicien. Ensuite parce qu’elle fournit de précieuses indications sur son époque, sur la façon dont on pouvait chanter, rythmer et accompagner le grégorien. Enfin parce qu’elle magnifie l’esthétique musicale du jeune compositeur qui livre ici une remarquable écriture au service d’une pensée liturgique.

 

Saint-Saëns, Messe solennelle, Salutaris

20° anniversaire de La Cantarela, Béziers 1995

 

 

 

 

 

Georges Bizet

 

                                                  

 

Compositeur français (1838 - 1875) 

 

Son père, d'abord installé comme coiffeur et perruquier, s'est reconverti dans l'enseignement du chant en 1837. Sa mère, pianiste, enseigne à son fils les premiers rudiments de l'instrument. Son oncle François Delsarte, professeur de chant, spécialiste de Gluck, est célèbre dans l'Europe entière. L'opéra et le piano marquent donc d'emblée de leur empreinte le destin du jeune homme.

Il intègre le Conservatoire dès son plus jeune âge. Il compose sa première Symphonie à 17 ans et obtient le premier grand prix de Rome à 19 ans. Il se consacre alors à l'enseignement sans négliger ses talents de compositeur. Il écrit pour le théâtre et produit également des opéras, tels que les Pêcheurs de perles (1863) ou la Jolie Fille de Perth (1866). En 1872, l'Arlésienne illustre le spectacle d'Alphonse Daudet mais n'est pas bien accueillie par le public. En 1875, il compose l'opéra Carmen, qui suscite alors très peu d'intérêt.

Il décède d'un infarctus à l'âge de 36 ans en juin 1875.

Bizet s'éteint sans n'avoir jamais reçu de reconnaissance. Ce n'est qu'après sa mort que sa dernière oeuvre apparaîtra comme un chef-d'oeuvre dramatique et lyrique.

 

Chœurs de Carmen

L' opéra Carmen, adapté de la nouvelle de Prosper Mérimée, est l'une des œuvres du répertoire les plus jouées dans le monde. L'échec de l'œuvre lors de ses premières représentations tient principalement au rejet du sujet par le public de l'époque. Carmen est une femme sulfureuse, sans attaches, sans respect pour l'ordre établi, passant d'amant en amant, ayant pour seule morale et pour seules règles sa liberté et son bon plaisir.

Le premier triomphe de cette œuvre lumineuse a lieu 4 mois après la mort de Bizet, à Vienne dès le mois d'octobre 1875. Brahms, enthousiaste, assiste à vingt représentations. Richard Wagner et Nietzsche furent, entre autres, des admirateurs de l'œuvre dont Tchaïkovski disait que « d'ici dix ans, Carmen serait l'opéra le plus célèbre de toute la planète »

 

Te Deum

 

 

Théodore Dubois

 

                                                                         

 

Compositeur, organiste et pédagogue et français (1837 - 1924 )             

 

Alors qu'il avait été à la cathédrale à Reims à l'âge de dix ans, le jeune Théodore revint en proclamant qu'il voulait être organiste. Son grand père lui acheta l'harmonium du château du village et lui fit donner des cours.

A 16 ans, il entre au Conservatoire de Paris où il suit les cours de piano, apprend l'orgue et la composition. A 24 ans, il en sort après avoir obtenu toutes les récompenses et remporte le Premier Grand Prix de Rome avec la cantate Atala.

En 1871, il est professeur d'harmonie et de composition au Conservatoire de Paris.

En 1896, il devient directeur du Conservatoire. Il quitte cette fonction 9 ans plus tard. Il s'avère qu'il ne s'agissait pas de démission de sa part, mais de départ à la retraite, conformément au désir souvent exprimé de se consacrer plus complètement à la composition.

Son œuvre est considérable : plus de 500 œuvres répertoriées.

 

Les sept dernières paroles du Christ

Appelées également "Les Sept paroles de Jésus en croix" sont une série de courtes phrases que le Nouveau Testament, dans la tradition chrétienne, attribue à Jésus alors qu’il se trouvait crucifié, et qu'il a prononcées juste avant sa mort. Ces « sept paroles » ont inspiré de nombreux musiciens

Cet oratorio intitulé a toujours été chanté, aux États-Unis et au Canada, jusqu'à aujourd'hui, spécialement pendant la Semaine sainte.

 

 

 

 

 

 

Antonín Dvořák

 

                                                                             

 

Compositeur tchèque

 

Antonín Dvořák quitte l'école à 11 ans pour apprendre le métier de son père, boucher du village, et celui d'aubergiste. Ses parents se rendent compte assez tôt des capacités musicales de leur fils et l’envoient en 1853 chez un oncle où il apprend l’allemand, la langue officielle de l’administration impériale autrichienne, et améliore la culture musicale qu’il avait acquise avec l'orchestre du village.

Il est accepté en 1857 à l’école d’orgue de Prague. Diplômé et lauréat d'un Second prix, il rejoint le nouvel orchestre du Théâtre provisoire de Prague, ainsi nommé dans l’attente de la fondation d'un véritable opéra de variétés.

Il découvre un vaste répertoire classique et contemporain. Il joue sous la baguette, entre autre, de Richard Wagner… et trouve le temps de composer des œuvres ambitieuses, dont deux premières symphonies en 1865.

Dvořák démissionne de l’orchestre en 1871 pour se consacrer à la composition. Il vit des leçons particulières qu'il donne, avant d’obtenir un poste d’organiste dans une église.

 

 Messe en Ré Majeur

Lorsqu’il se lance dans la composition de la Messe en ré majeur, Anton Dvorák répond à une commande privée du mécène Josef Hlávka, architecte, fondateur et président de l’Académie tchèque des sciences et des arts, pour la consécration de la chapelle de son château de Luzany, qui doit avoir lieu le 11 septembre 1887

Dans sa lettre de dédicace à Hlávka, il la caractérise en ces termes : « Elle pourrait s’appeler Foi, Espérance et Amour du dieu tout-puissant, et action de grâces parce que j’ai pu achever cette œuvre à la gloire de l’Éternel et de l’Art. Ne soyez pas surpris de ma dévotion. Seul un artiste dévot peut engendrer une œuvre de cette sorte. Bach, Beethoven, Raphaël et beaucoup d’autres en sont la preuve. Mais c’est vous-même également que je dois remercier de m’avoir incité à écrire une œuvre de cette forme, car autrement je n’y aurais probablement jamais pensé. Jusqu’à maintenant en effet, toutes mes autres œuvres de ce genre avaient de grandes dimensions et utilisaient de grands moyens. Cette fois-ci, cependant, je me suis servi de moyens réduits, et pourtant j’ose dire que j’ai réussi ».

 

Dvořák - Gloria de la messe en ré

Vidéo - le choeur de Meudon dirigé par Michel Piquemal

 

 

 

 

 

Gabriel Fauré


                                          

 

Compositeur, pianiste et organiste français (1845 -1924)

 

A 9 ans, le jeune Gabriel part pour Paris étudier à l’École Niedermeyer, école de musique classique et religieuse, qui formait alors des organistes d’église, des chefs de chœur et des maîtres de chapelle. Il y étudie onze années avec plusieurs musiciens de premier plan, dont Camille Saint-Saëns qui lui présente la musique des compositeurs contemporains de l’époque (Robert Schumann, Franz Liszt)

En 1905, il succède à Théodore Dubois comme directeur du Conservatoire de Paris. Aussitôt, il devient un véritable « tyran» ; il procède à de nombreux changements, rétablit la discipline et apporte du sérieux à un enseignement qui avait beaucoup vieilli. Cette attitude intransigeante lui est d’ailleurs reprochée. Dans le même temps, Fauré doit faire face, à partir de 1903, à une surdité presque totale, handicap qui pourtant n’entrava en rien sa carrière.

Les œuvres de Fauré se distinguent par la finesse de leur mélodie ainsi que par l’équilibre de leur composition. Le langage harmonique de Gabriel Fauré reste de nos jours étudié dans les conservatoires. C’est un style d’écriture à part entière, présentant de nombreuses idées originales. Si Gabriel Fauré est reconnu pour son génie harmonique, il est en outre considéré comme le maitre de la mélodie française.

 

Requiem

Composé sans intention particulière, selon les mots mêmes de Fauré : « Mon Requiem a été composé pour rien… pour le plaisir, si j’ose dire ! Il a été exécuté pour la première fois à la Madeleine, à l’occasion des obsèques d’un paroissien quelconque ». Il ajoute : « peut-être ai-je aussi, d’instinct, cherché à sortir du convenu, voilà si longtemps que j’accompagne à l’orgue des services d’enterrement ! J’en ai par-dessus la tête. J’ai voulu faire autre chose ». Fauré en avait simplement assez de jouer toujours la même musique aux funérailles célébrées en l'église parisienne de la Madeleine, où il avait souvent remplacé Camille Saint-Saëns, organiste titulaire, dès 1874, et où il était devenu maître de chapelle en 1877.

 

G. Fauré, Requiem, in paradisum

La Cantarela, Béziers 2008

 

 

 

 

Giacomo Puccini


                                                          

 

 -)

 

Issu d'une famille de longue tradition musicale dans laquelle cinq générations de musiciens se sont succédées

Après la mort de son père, qui survient alors qu'il n'a que cinq ans, il est envoyé auprès de son oncle pour étudier; celui-ci le considère comme un élève peu doué et indiscipliné.

Par la suite, il devient organiste à l'église. L'inspiration pour l'opéra lui vient seulement lors d'une représentation de l'Aïda de Verdi. Puis il étudie au conservatoire de Milan.

Successeur incontesté de Verdi, il est considéré comme l'un des plus grands compositeurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

 

Messa (messa di Gloria)

Puccini composa cette Messe pour son examen à l'Istituto Musicale Pacini

C'est une Messe pour orchestre et chœur à quatre voix avec solistes ténor, baryton et basse.

Bien que connue sous le nom de Messa di Gloria, cette œuvre est une messe complète : alors qu'une Messa di Gloria se limite à un Kyrie et un Gloria.


 

 

 

 

 


 


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